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Sommes-nous vraiment connectés ?

Tous les jours, à travers le monde, des millions de personnes sont confrontées à des situations d’urgence.

Ces situations mettent en évidence un paradoxe majeur de notre ère digitale: alors que nous sommes tous connectés globalement (via l’internet mobile, les réseaux sociaux…), notre capacité à nous connecter (et à nous entraider) localement demeure très faible.

En effet, si les nouvelles technologies nous permettent de savoir en temps réel ce qui se passe à des milliers de kilomètres, nous n’avons aucun moyen d’être alertés des drames qui se produisent parfois à quelques mètres de nous, derrière les cloisons de nos appartements ou au coin de nos rues.
Par conséquent, il nous est impossible d’aider ces personnes en détresse, alors même que nous le pourrions.

Ce manque de connectivité entre la victime et les personnes qui se trouvent à proximité est profondément choquant dans un monde soi-disant connecté. Car il y a presque toujours des personnes de bonne volonté dans le voisinage immédiat d’une situation d’urgence. Et parfois même des personnes compétentes en matière de santé ou de sécurité, qui pourraient apporter une aide decisive : un médecin habitant l’immeuble d’en face, un secouriste se promenant dans la rue, un policier patrouillant dans une allée voisine…
Mais tous ces “secours de proximité”, ces compétences qui pourraient être si précieuses dans les premières minutes d’un drame, ne sont hélas jamais mobilisés : le défaut de connectivité locale entraîne un défaut d’assistance, qui peut souvent être fatal.

Trop de morts absurdes pourraient être évitées

Les exemples abondent de situations aussi tragiques qu’absurdes, où l’issue fatale aurait pu être évitée par une meilleure connectivité entre la victime et des personnes se trouvant à proximité du drame.
Des milliers de vies sont ainsi perdues chaque jour à travers le monde, par simple manque de “connectivité locale” entre les victimes et leurs sauveurs potentiels.  

Histoire vécue 1

Elizabeth, 78 ans, vit seule en banlieue parisienne. Vers 21h40, elle ressent une douleur thoracique. Elle a juste le temps d’appeler le SAMU avant de s’écrouler, victime d’une crise cardiaque. Au même moment, à 10 mètres de là, juste derrière la fine cloison qui sépare son appartement de celui du voisin, Matthieu, 32 ans, est en train de surfer tranquillement sur Facebook, discutant avec ses amis à travers le monde.
Or il se trouve que Matthieu est secouriste à la Croix-Rouge, et sait parfaitement pratiquer un massage cardiaque.
Quand le SAMU arrive, 16 minutes plus tard, Elizabeth est déjà morte.
Apprenant cette triste histoire le lendemain matin, Matthieu sera accablé à l’idée qu’il lui aurait suffi de faire quelques pas pour sauver Elizabeth; si seulement il avait su le drame qui se jouait à quelques mètres de lui.

Histoire vécue 2

Marie, étudiante de 19 ans, rentre chez elle à pieds vers 23h40, après avoir dîné avec son fiancé et des amis dans un restaurant proche de son domicile. Lorsqu’elle réalise, en s’engageant dans une rue calme, qu’elle est suivie par un individu au comportement étrange, elle a tout juste le temps de composer le numéro de sa mère avant que l’agresseur ne se jette sur elle. Marie a été violée puis étranglée. Pendant ce temps, son fiancé et une dizaine d’amis attendaient le bus, à moins de 100 mètres du lieu du drame.

Histoire vécue 3

Nicolas, 13 ans, perd connaissance dans la rue en rentrant de l’école. Un passant appelle les secours, mais ne peut fournir de détails sur la situation. Il ne peut notamment pas savoir que Nicolas souffre d’un diabète de type 1 et qu’une injection d’insuline est disponible dans son sac à dos. Au même moment, deux rues plus loin, la mère du petit Nicolas, qui sait parfaitement comment administrer à son fils ce traitement d’urgence, déjeune tranquillement avec une amie. Quand le SAMU arrive, Nicolas est déjà dans un coma profond ; et sa mère n’en sera informée que plusieurs heures après, une fois transféré à l’hôpital.

 

Le projet mySOS ambitionne d’y remédier en s’appuyant sur quelques principes simples qui sous-tendent notre projet

  • La puissance de connectivité et de géolocalisation des smartphones est largement sous-utilisée dans les situations de détresse.
  • Mieux connecter les victimes et les secours potentiels à proximité peut sauver des millions de vies à travers le monde.
  • Nous pouvons tous être des victimes, et nous pouvons tous être des sauveurs.
  • La solidarité locale est une “killer app” inexploitée de l’internet mobile.
  • La solidarité n’est pas un comportement d’exception: la plupart d’entre nous sommes prêts à porter assistance en cas de détresse; le problème est que nous ne savons pas que quelqu’un a besoin de nous.
  • Ensemble, nous pouvons construire un monde plus sûr et plus solidaire.